Par Elodie Sillaro publié le –  http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/34163/2016-annee-noire-miel-abeilles

2016, une année noire pour le miel et les abeilles

2016 est une année catastrophique pour le miel. La production n’a jamais été aussi faible depuis les années 70 que cette année. Les apiculteurs français ont récolté moins de 10 000 tonnes de miel soit quasi deux fois moins qu’en 2015.

Selon le porte-parole de l’Union nationale des apiculteurs de France (UNAF), 2016 sera l’une des pires années pour la récolte de miel. En cause, une météo défavorable à la production.

Moitié moins de miel en 2016

« On est sur une perte de moitié à deux tiers de la récolte de miel par rapport à 2015, qui était une année moyenne, pas exceptionnelle », déplore Henri Clément, porte-parole de l’UNAF, sur France Info. La diminution de la production de miel est due à un printemps pluvieux et froid qui n’ont pas permis aux fleurs de s’épanouir et aux abeilles de butiner.

Le mauvais temps a contraint les abeilles à ne plus sortir, aux reines à ralentir leur production et parfois même à ne presque plus pondre. Résultats, les apiculteurs ne récolteront que 10 000 tonnes de miel contre 17 000 à 18 000 tonnes l’an passé. En 2015, le cru avait été plutôt bon grâce au climat chaud et ensoleillé qui a permis plusieurs floraisons. La diminution des cultures de colza et de tournesol, les conséquences désastreuses des pesticides néonicotinoïdes et les prédateurs toujours plus nombreux, comme le frelon asiatique, n’ont pas aidé les abeilles.

Une année catastrophique pour les apiculteurs et les abeilles

« Ce sera encore l’une des pires années de l’apiculture française en terme de récolte. Nous sommes très inquiets pour la survie de certaines exploitations « , ajoutait Henri Clément. Les plus jeunes apiculteurs voient leur exploitation en danger à cause de la très faible récolte. L’UNAF appelle au soutien des pouvoirs publics : « Il faut, pour une fois, de vraies mesures de soutien aux apiculteurs,

[…] on a besoin des abeilles sur le territoire. »

La France aura donc recourt à l’importation pour compenser ses pertes et répondre à la demande alors que les trois quarts de miel sur le marché sont déjà importés. Toutes les régions sont touchées et le miel risque de voir une hausse de son prix. Aujourd’hui, plus de la moitié de la consommation française de miel vient des rayons des supermarchés contre 20%, il y a 20 ans. Pour soutenir les apiculteurs du territoire et la production de miel français mais surtout préserver les abeilles et leur rôle prépondérant, il vaut mieux consommer du miel bio et local. Tournez-vous plutôt vers les petits producteurs et non vers les grandes enseignes de supermarchés.