Les prix des fruits et légumes battent des records

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Un maraîcher dans sa serre à Perenchies, dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le 18 août.

Les prix des fruits et légumes ont battu des records cet été, augmentant respectivement de 18 et de 10 % par rapport à 2015, rapporte le baromètre annuel de Familles rurales, publié dans le quotidien La Croix, à paraître mardi 23 août. « Après deux années de relative stabilité, 2016 marque une rupture (…) Depuis la création de l’observatoire, il y a neuf ans, les prix n’ont jamais été aussi élevés », souligne l’association de consommateurs. Cette hausse s’explique notamment par des conditions météorologiques peu clémentes.

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Par rapport à l’an dernier, le prix moyen d’un kilo de fruits a augmenté de 0,53 euro, atteignant 4,10 euros. Pour les légumes, la hausse est de 20 centimes, à 2,30 euros. Les précédents records avaient été atteints en 2013, avec des étiquettes moyennes des fruits à 3,78 euros le kilo, et celle des légumes à 2,21 euros.

Bien comparer les prix

Parmi les plus fortes hausses : la pomme de terre (+ 36,9 %, à 1,78 euro/kg), la fraise (+ 36,6 %, à 7,72 euros/kg) et les melons (+ 17,7 %, à 2,46 euros/kg). « Tout augmente à l’exception des tomates et des carottes », en baisse respectivement de 4,9 % et 4,4 %, précise Familles rurales. Pour les produits bio, les tarifs ont également flambé, progressant de 21 % pour les fruits (6,95 euros/kg), et de 4,1 % pour les légumes (4,10 euros/kg). Les écarts avec les fruits et légumes « conventionnels » se sont ainsi à nouveau creusés, atteignant leur niveau le plus important depuis 2007. Ils vont du tiers à plus du double, notamment pour les tomates, les haricots verts, pêches et nectarines, courgettes et pommes.

Les étiquettes ont augmenté dans l’ensemble des circuits de distribution, les tarifs des 8 fruits et 8 légumes du panel de Familles de France progressant de 14,21 % dans le hard-discount, de 14 % dans les hypers et supermarchés et de 19 % sur les marchés. Malgré des hausses de tarifs de 34 % depuis 2012, le circuit hard-discount reste néanmoins le plus avantageux en termes de prix pour les consommateurs, devant les grandes surfaces et les marchés.

Dans ce contexte, les fruits et légumes français restent tout de même, dans l’ensemble, compétitifs par rapport à leurs homologues étrangers, traditionnellement moins chers, note Familles rurales. L’association conseille donc aux ménages de bien comparer les prix, et de « ne pas hésiter à acheter (…) français ».

*Cette étude se base sur des relevés de prix effectués par 50 bénévoles dans 32 départements, pendant les semaines du 6 au 12 juin et du 4 au 10 juillet.