En direct du blog de Mathieu Angot

 

L’acide oxalique est utilisé par les apiculteurs contre varroa depuis bien longtemps. Jusqu’à maintenant, aucun produit n’ayant d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) n’existait sur le marché, ou alors en mélange (Beevital par exemple). Il existe desormais un traitement AMM utilisable de la même manière, qui semble faire ses preuves sur le terrain : Api-Bioxal.

Ce traitement à base d’acide oxalique a pour nom commercial l’Api-Bioxal. Il est utilisable en agriculture biologique. Que les économes et les bricoleurs se rassurent : il s’utilise exactement comme la version « artisanale », et coûte à peine 1.40€ par ruche traitée. Une très bonne initiative donc, qui permet à de nombreux apiculteurs d’éviter la case vétérinaire (théoriquement obligatoire pour un traitement non-AMM), ou encore pour certains de traiter dans l’illégalité.

L’utilisation est simple : diluer 35g de produit dans 500 ml de sirop 50/50, puis appliquer sur la grappe d’abeille à raison de 5 ml par intercadre à l’aide d’une seringue adaptée.

Quelques précautions cependant :

  • Mettre les protections adaptées (gants, masque, lunettes)
  • La température doit être supérieure à 5°C
  • Le sirop doit rester à une température de 25 à 30°C

Comme pour le traitement antérieur non AMM, il faudra traiter hors couvain, c’est à dire en traitement hivernal.

Prix d’un sachet pour traiter 10 ruches : 14 €, soit 1.40€ maximum par colonie (hors coût du sirop, assez dérisoire…)

Une bonne initiative du laboratoire BIOCIEL, produisant déjà l’ApilifeVar (conçu également pour l’apiculture biologique, mais qui semble moins fiable), qui rend un traitement bio fiable et éprouvé accessible facilement à tous les apiculteurs. Cette méthode peut en plus convenir à un comptage varroa hivernal en ajoutant simplement un lange graissé sous la grappe d’abeille au moment du traitement.

Il arrive que les traitements avec AMM soient malheureusement plus problématiques que les traitements artisanaux (cas du MAQS récemment…), dans le cas du Bioxal, la seule différence (mais de taille) avec le traitement que l’on connaissait est qu’il est légal, et ne nécessite plus le passage chez le vétérinaire (les groupements sanitaires peuvent le distribuer). Une bonne chose donc, qui permettra de mettre un peu plus en avant l’efficacité de cet acide organique, en toute légalité cette fois.

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